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#AfricaTech : De Lagos à Abuja, les startups esquissent le visage d’un autre Nigeria

Une alternance politique historique pour le Nigeria et ses 180 millions de citoyens. Muhammadu Buhari, le nouveau président, est arrivé en tête du scrutin avec 54 % des suffrages. Il prend ainsi démocratiquement les manettes d’un colosse économique… aux pieds d’argile. Sur le plan sécuritaires, économique et politique, la stabilité du Nigeria est constamment mise en tension et le pays doit surmonter des problèmes immenses.

Montée en puissance de la secte islamiste Boko Haram, généralisation de la corruption qui fracture la confiance, sans parler de la grande déferlante démographique à venir. En 2050, le Nigeria comptera entre 400 et 450 millions d’habitants et en 2 100 la barre du milliard sera franchie. Autant de défis vertigineux auxquels des milliers de jeunes Nigérians tentent, loin de la politique et par l’entrepreneuriat, d’apporter des réponses, en lançant des start-up.

À Lagos, bien sûr, poumon économique, technologique et financier de la nation nigériane, qui concentre aussi la plupart des investisseurs. Mais aussi à Abuja, la capitale politique située en plein centre du pays, où des incubateurs se mobilisent pour former les jeunes à la création d’entreprises et à les aider à décoller. Je me suis entretenu avec Bankole Oloruntoba, observateur de la scène start-up au Nigeria et l’un des premiers bâtisseurs de l’écosystème numérique à Abuja. Il a notamment fondé Enspire, le tout premier incubateur technologique d’Abuja.

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Pourquoi avoir fait le choix d’Abuja, quand tant de regards, notamment ceux des investisseurs, se focalisent sur Lagos, ses 21 millions d’habitants, sa classe moyenne en expansion ?

Je travaillais autrefois à Lagos et la comparaison que vous faites est pertinente. En arrivant à Abuja en 2013, l’écosystème n’existait pas du tout. La différence avec Lagos, où les start-up ne s’en sortent pas si mal parce qu’elles arrivent plus facilement à lever des fonds, était criante. À Lagos, il y a deux ou trois ans, vous trouviez déjà des communautés d’entrepreneurs, des blogueurs technologiques, des hubs, des investisseurs, bref l’écosystème existait déjà. À Abuja, tout était à construire : créer un incubateur pour attirer des start-up, former et encadrer les aspirants entrepreneurs et sensibiliser les étudiants. Et, enfin, créer une communauté à Abuja autour de cet incubateur. Nous avons accompagné environ 70 start-up, pratiquement dans tous les secteurs, de l’agriculture à l’énergie. Et nous en incubons aujourd’hui 10 à Enspire, de la phase du simple prototype jusqu’à, nous y travaillons, la levée de fonds. (…)

Pour retrouvez cette interview sur le Nigeria, lisez notre article original dans son intégralité sur le site de notre partenaire Le Monde.

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