BlaBlaCar

BlaBlaCar lève 100 millions d’US$ pour s’internationaliser. Où aller ? StartupBRICS répond !

Blablacar à réalisé une levée des fonds exceptionelle pour conquérir le monde et notamment les BRICS : la startup de Frédéric Mazzella a annoncé vouloir viser les pays de plus de 50 millions d’habitants, avec un bon taux d’équipement mobile et où des trajets récurrents de 3h / 100 à 300km en moyenne rendent BlaBlaCar pertinent face aux autres moyens de transport (coût / confort). Pas les Etats-Unis donc, par exemple, où les distances entre les grandes villes sont trop longues. Mais alors, où BlaBlaCar doit-il se lancer ? 

Physiquement présent en Europe, en Inde, en Chine, en Afrique et en Amérique Latine, Startup BRICS, l’expert de l’innovation et des startups dans les pays émergents tente de répondre avec un Top 8 ! Article rédigé par Arnaud (Asie), Aydin (Amérique latine), Samir (Afrique, MENA & pays de l’est).

 

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Russie

En route vers la Russie, et ses 144 millions d’habitants. Un pays ultra-connecté : 70 millions d’internautes et 125 millions de téléphones mobiles.  En Russie, l’on comptait près de 37 millions de véhicules en circulation en 2013, et si le réseau routier reste sous-développé du fait de l’immensité du pays, le gouvernement a promis de mettre le paquet pour améliorer les infrastructures de transport (12 milliards d’US$).

BlaBlaCar est déjà bien présent depuis quelques mois en Russie : c’est en janvier 2014 que BlaBlaCar a passé la seconde vitesse en pointant son volant vers l’Oural, à travers le rachat de Podorozhniki – le spécialiste local du covoiturage sur internet. La récente levée de 100 millions d’US$ peut maintenant permettre au fleuron tricolore de sortir de Moscou et d’intensifier sa présence dans ce pays gigantesque.

Alors l’économie collaborative est elle porteuse en Russie ? Il faut croire que oui : sans traction forte et durable, Podorozhiniki n’aurait jamais été acquise par BlaBlaCar. Et les metrics sont disponibles pour le démontrer : en quelques mois, 250 000 utilisateurs russes – de nombreux moscovites se rendent à la datcha les weekends – se sont convertis avec enthousiasme à BlaBlaCar. Et en pleine période de tension géopolitique.

Le potentiel est donc là, et l’enjeu est de sortir de Moscou : les opportunités peuvent s’étendre à l’ensemble des régions russes, qu’il s’agisse du transport inter-cités (sur des trajets inférieurs à 300 / 400 km comme Saratov – Kazan, Moscou-Toula, Moscou-Riazan, etc.). Ou intra-cité : on dénombre 12 villes millionnaires en Russie.

Notre conseil : En Russie, BlaBlaCar a en quelques mois fait ses preuves et dispose d’une forte communauté. Si un service marche et fait gagner de l’argent à ses utilisateurs, une bonne connaissance du terrain (qui en l’espèce est passée par le rachat du concurrent local) peut permettre une traction rapide, même dans un pays complexe comme la Russie ! Et les russes peuvent comparer très directement les coûts et avantages du covoiturage et en tirer les conclusions sans trop de difficultés : en période de crise, l’argument économique reste imparable.

==> Startup BRICS GoIndex : 10/10 

 

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Turquie

Située aux portes de l’Union Européenne, la Turquie c’est une population très jeune – 77 millions d’habitants – et très connectée. 35 millions de turcs surfent régulièrement sur internet, et le taux de pénétration mobile frôle les 80%. Si Istanbul et Ankara subissent continuellement de nombreux embouteillage, force est de constater que le pays dispose d’infrastructures routières de très bonne qualité. Et en Turquie, les pouvoirs publics se sont assez tôt tournés vers le covoiturage pour voir comment améliorer les conditions de circulation à Istanbul : un programme municipal a même été lancé en 2009 pour encourager le covoiturage les soirs de Réveillon.

Il existe déjà des services voués à la cause du covoiturage en Turquie – mais qui restent dans le segment de l’intra-urbain. Limitées à une seule localité, elles ne relient pas les grandes villes entre elles. Précisemment la différentiation que peut apporter BlaBlaCar face aux concurrents locaux.

Fondé en 2011, Mobilizm se présente comme la première société de covoiturage à opérer en Turquie : l’entreprise qui dispose d’une flotte de 60 véhicules transporte aujourd’hui 4,000 personnes. Mobicar – une autre startup turque spécialisée dans le covoiturage – s’est lancée en 2013 et accompagne 3,500 utilisateurs réguliers dans leurs trajets quotidiens. Passant de 12 à plus de 40 véhicules en quelques mois. Les deux startups parviennent à monétiser : une dizaine de centimes d’euros pour chaque kilomètres parcours. Le fait de ne pas avoir à assumer les frais d’assurance – élevés en Turquie – pour les propriétaires de véhicules semble expliquer cet engouement.

Notre conseil : Si le covoiturage tarde encore à entrer dans les moeurs en Turquie – partager son véhicule, et donc un peu de son espace privée n’est pas toujours chose aisée – le marché est sur le point de décoller. Mobicar anticipe même de pouvoir gérer une flotte de 1.000 véhicules entièrement dédiée au covoiturage. Une aubaine pour BlaBlaCar qui ne doit pas attendre pour se lancer sur les rives du Bosphore : la pépite française s’est déjà mis à la recherche d’un Country Manager capable de développer et faire monter en puissance un futur BlaBlaCar Turkey. Miser sur un partenariat avec un concurrent local peut sembler judicieux mais pas forcément indispensable du fait de la valeur ajoutée distincte de BlaBlaCar, à savoir mettre plutôt l’accent sur les longs trajets, allant jusque 300 km. ==>

StartupBRICS GoIndex : 10/10

BlaBlacar cherche déjà depuis quelques mois son country manager en Turquie, si vous êtes intéressé, vous pouvez postuler ici  

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Inde

Frédéric Mazzella l’a déjà évoqué, l’Inde est un pays qui intéresse BlaBlaCar : 1 250 M d’habitants, 243 millions d’Internautes (14% de croissance sur l’année dernière), 110 millions de membres Facebook, 750 millions de téléphones portables et 45 millions de voitures (le nombre de voitures en cculation augmente fortemen) qui peuvent parcourir les 71 000 km de voies rapides avec un gouvernement qui améliore constamment ses voieries. BlaBlaCar ne peut pas ne pas venir en Inde.

Quels sont les challenges pour BlaBlaCar en Inde ? Il y a déjà des acteurs du covoiturages (Rindingo, PoolCircle, rideIT.in, Zify etc) mais avant tout concentrés sur le covoiturage « domicile – travail », cependant ces acteurs montrent que les indiens sont enclins à partager leur voiture. Le principal concurrent de  BlaBlaCar en Inde sur les trajets qui le concernent (100km – 350km), sont le train mais surtout le bus avec des acteurs comme RedBus.in avec des prix, contrairement à la France déjà très compétitifs.

Si RedBus pourrait garder son leadership sur les longues distances (12h de trajet en bus couchette etc.), Blablacar a une belle carte à jouer sur les moyennes distance (2 à 5 heures), notamment avec tous ceux qui, originaires d’un village ou d’une ville mineure, travaillent dans la grande métrople et rentrent tous les weekends voir leur famille.

Notre conseil : Il y aura sans doute beaucoup d’évangélisation cependant sur cette nouvelle pratique malgré tout et de réassurance notamment sur les enjeux de sécurité à faire, mais justement l’un des points forts de Blablacar que d’avoir su créer une plateforme permettant d’avoir confiance en nos covoitureurs. L’option à privilégier serait un country manager, dans l’idéal qui connaisse justement les enjeux du covoiturage à la BlaBlaCar et l’esprit de la startup française mais aussi connaissant l’écosystème indien.

L’Inde pourra aussi être une première étape avant de se lancer dans d’autres marchés d’Asie du Sud-Est aux caractéristiques approchantes du point de vue des transport et de la pertinence du covoiturage comme le Vietnam (89M d’habitants, 39M d’internautes, 9% de croissance sur l’année, 117% taux équipement mobile), la Thaïlande (67M habitants, 31% pénétration smartphone), et les Philippines (100 M habitants, 39M d’internautes, 10% de croissance sur l’année, 80% taux pénétration mobile, 38,7% smartphone sur la population totale).

==> StartupBRICS Go index : 9/10

[Voir article plus complet sur l’Inde pour BlaBlaCar prochainement] 

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Brésil  

Le Brésil est aussi un pays cité par Frédéric Mazzella pour l’expansion internationale de BlaBlaCar : 202 millions d’habitants, 107 millions d’internautes, 75 millions de membres sur Facebook un taux d’équipement de 132% d’équipement mobile avec même 26% de pénétration des smartphone dont un tiers l’utilisent déjà pour préparer leur voyage, le Brésil à tous les voyants au vert.

De plus, les infrastructures routières sont pertinentes pour le covoiturage et les distances comme entre Rio de Janeiro et Sao Paulo  (5h30 / 400 km) rendent ce que l’on appelle la “carona”  possible ! Le lien social entre brésilien est très facile donc il pourrait y avoir pas mal de profils Blablabla ! Les transports en commun sont peu développés et le gouvernement pourrait encourager le covoiturage pour faire face aux embouteilages et problèmes de pollution, notamment à Sao Paulo.

Le principal concurrent sera Tripda, startup lancée par Rocket Internet en janvier 2014 mais le site n’est pas encore monétisé. Sinon, hormis Tripda, les sites de “caronas” brésiliens ne sont pas vraiment significatifs (http://www.caronabrasil.com.br/, http://www.caronasegura.com.br/, http://www.caronas.com.br/caronas/, http://www.unicaronas.com.br/) ou des acteurs focus sur le mobile (http://www.zaznu.co/) mais plus sur le covoiturage de courte distance (créé en 2009, service de partage de voiture à l’heure). Parmi les freins auxquels BlaBlaCar devra affronter : la peur de la criminalité mais là aussi, cela fait partie du savoir-faire de BlaBlaCar que d’affronter ce challenge.

Notre conseil : L’option à privilégier serait un country manager avec du recrutement local. Mis à part Tripda que BlaBlaCar pourrait racheter (c’est le principe de Rocket internet) pour gagner peut-être quelques mois dans le lancement brésilien, pas d’autres acteurs en vue à l’horizon. Quoi qu’il en soit, le Brésil est un pays où il faut être présent, on ne peut pas piloter à distance, les infinies démarches administratives et les situations qui nécessitent presque toujours d’un coup de pouce informel “le jeitinho brasileiro” font parties des principales raisons à cela. Les réussites françaises au Brésil comme Webedia, AdoroCinema ou des personnes comme Alexandrine Brami fondatrice de Digital Factory Brazil pourrait aider à l’installation de BlaBlaCar au Brésil. #FrenchTech

==> Note globale au StartupBrics GOIndex : 9 /10

 

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Afrique du Sud

Sur le continent africain, l’Afrique du Sud fait figure de pionnier dans le monde de l’économie collaborative : le pays fut ainsi l’un des premiers à se lancer sur AirBnB. Des services de covoiturage existent ainsi déjà, à l’image de FindaLift, le premier service de covoiturage en Afrique du Sud, qui met en relation des covoitureurs partageant les mêmes trajets. D’autres services existent comme Traveleze. Uber est aussi déjà présent en Afrique du Sud.

Le marché – 52 millions d’habitants – semble donc suffisamment mature pour le modèle économique proposé par BlaBlaCar : d’autant que 68% des sud africains accèdent à l’internet chaque jour via smartphone.

Enfin le pays possède l’un des réseaux routiers les plus performants du continent africain, avec un trafic intercités très dense. Si de nombreux bus et taxi-bus font les trajets quotidiens de ville à ville, le pays enregistre des taux de criminalité record, une situation qui épargne difficilement les voyageurs de taxi-bus. Le covoiturage peut s’avérer être une bonne solution pour améliorer la sécurité dans les transports, à condition de mettre l’accent sur ce point. Le covoiturage, comme moyen de réduire les frais de transport, mais aussi le stress.

Autre segment : le “covoiturage corporate” ciblant par exemple les travailleurs se rendant quotidiennement dans les nombreuses zones industrielles que compte le pays.

Notre conseil : Moins anarchique que le Nigeria, l’Afrique du Sud dispose d’infrastructures routières solides, et d’excellentes interconnexions entre les différents pôles urbains. Pour s’implanter sur le marché sud-africain et conquérir rapidement une forte croissance, BlaBlaCar devrait, comme en Russie, passer par la case partenariat / acquisition d’un concurrent local capable de constituer une équipe, rapidement lancer un site local et développer la marque BlaBlaCar South Africa en peu de temps.

==>StartupBRICS GOIndex : 7/10

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Japon

Le pays du soleil levant (127 millions d’habitants, 109 millions d’internautes,  99% Taux équipement mobile, 24,7% smartphone) a, mine de rien, beaucoup de points communs avec le pays du coq gaulois en ce qui concerne les transport. Les routes d’excellente qualité (6/7 au road quality index, 10ème au monde quand la France, deuxième est à 6,7), des trains derniers cri mais chers et il ne faut qu’une heure pour aller de Tokyo à Yokohama, la deuxième ville du pays, ou 4h30 pour aller à Nagoya depuis la capitale nippone, bref, les distances parfaites pour le covoiturage à la Blablacar.Il y a déjà des acteurs comme http://notteco.jp/ qui font ainsi du covoiturage le moyen de voyager le moins cher au Japon (un Tokyo-Osaka, 550 km quand même, pour 3000¥ / 30€ seulement !).

Autant l’Inde aussi différente de la France culturellement peut s’approcher avec l’anglais autant le Japon est encore plus particulier, reste à savoir donc si Blablacar pourrait parvenir à faire au Japon, ce que Rakuten a fait en France avec Priceminister. Le Japon pourra permettre aussi de tester le marché avant de se lancer en Corée du Sud aux caractéristiques de connectivité, d’urbanisme et de transport similaires.

==> StartupBRICS GOIndex : 7/10

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Nigeria 

Avec ses 177 millions d’habitants, le Nigeria – la seconde économie du continent africain – sera davantage peuplé que les Etats Unis d’Amérique d’ici 2050, avec 433 millions de nigérians. Un chiffre qui donne le tournis. Et si le pays compte déjà 67 millions d’internautes (+16% par rapport à 2013) il enregistre un taux de pénétration mobile qui frôle les 60% et près de 11 millions de nigérians surfent sur Facebook. Ne pas compter sur le train pour se déplacer, ici l’automobile domine : 200,000 véhicules sont importés chaque année. Une tendance que le covoiturage peut contribuer à diminuer.

L’on sait que ce pays pétrolier possèdent des infrastructures routières très mauvaises, sans parler des coupures d’électricité chroniques qui pénalisent régulièrement les plus grandes villes, à commencer par Lagos et ses 10 millions d’âmes. A cela vient s’ajouter la question de la fiabilité des services publics – et notamment de transports collectifs – et la sécurité : un véritable problème qui concerne l’ensemble du pays. Sans parler des embouteillages – chroniques – et la pollution.

Autant de défis qui peuvent représenter de vraies opportunités pour le covoiturage au Nigeria, avec pour cible prioritaire – dans une société fracturée par les inégalités sociales – les classes moyennes nigérianes. Qu’il s’agisse d’un côté de pallier à l’inconfort des bus de transport public (lorsqu’ils sont à l’heure, ou tout simplement lorsqu’il y en a…) ou de faire face aux coûts élevés proposés par les taxis privés, le covoiturage peut représenter une alternative intéressante pour des collègues de travail et groupes personnes se rendant chaque jour dans le mêmes quartiers pour y vivre ou travailler.

Si le concept reste encore à apprivoiser par les africains, le covoiturage a toutefois de bonne chance de marcher au Nigéria : Easy Taxi application de réservation de taxis lancée par Rocket Internet, fait un tabac à Lagos. Un autre service proposant le partage de taxi : KabuKabu, une application qui “matche” les covoitureurs qui voyagent à la même heure vers les même lieux.

Notre conseil : Dans un pays (c’est le cas dans toute l’Afrique de l’Ouest) où la culture du paiement en Cash reste très importante, BlaBlaCar doit également penser paiement mobile et option de paiment PayPal : le Nigeria est couvert par le géant du paiement en ligne américain depuis le mois dernier. Mais il faut s’appuyer sur des équipes locales qui connaissent les goûts et habitudes des potentiels covoitureurs et bien comprendre les besoins locaux (par exemple en envoyant des équipes présenter – directement sur le terrain – le concept aux voyageurs dans les gares, arrêts de bus. Un peu comme le fait chaque jour Kaymu – le eBay de Rocket Internet – en envoyant des équipes marketing prêcher la bonne parole sur les marchés populaires africains, à Dakar, Abidjan ou Lagos). Si EasyTaxi en quelques mois, est parvenu à s’imposer, pourquoi pas BlaBlaCar ? ==> StartupBRICS GoIndex : 6/10

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Egypte

Pollution, embouteillages monstres, accidents de la circulation (12.000 tués chaque année) : voici les trois plaies routières qui frappent l’Egypte et ses 86 millions d’habitants. La cause : un grand nombre de véhicules – près de 22 millions – dans un pays sous équipé en infrastructures routières. Avec une capitale-monde, Le Caire, qui souffre et étouffe : selon la Banque Mondiale, les embouteillages coûteraient chaque année près de 8 milliards d’US$ à l’économie égyptienne.

Autre défi : les transports publics, peu efficace et où il est extrêmement difficile pour les femmes égyptiennes de se sentir en sécurité (la question du harcèlement dans les transports en commun est d’une actualité brûlante en Egypte). Egyptiennes qui  – lorsqu’elles le peuvent – préfèrent voyager en voiture. Difficile également de compter sur le réseau ferré et ses inombrables incidents techniques (550 accidents de train chaque année). La question de l’amélioration des conditions de la mobilité en Egypte devient donc prioritaire pour les 86 millions d’égyptiens, dont plus de 7 millions vivent dans la capitale.

Conscients du problème et désireux d’apporter des solutions via le numérique (l’Egypte compte 38 millions d’internautes et 97 millions de téléphones portables), de nombreux entrepreneurs locaux ont déjà proposé des services similaires à ce que propose déjà BlaBlaCar : Kartag, une application permettant de choisir son trajet et ses covoyageurs, directement via Facebook (16 millions d’egyptiens sont présents sur le réseau social). Avec la possibilité de laisser des évaluations à la fin des trajets. Autre startup digital misant sur le créneau de l’amélioration de la mobilité au Caire par le covoiturage, Pieride, qui elle propose des forfaits mensuels pour les personnes empruntant chaque jour les mêmes trajets. Coûts de l’abonnement mensuel : 150 US$.

De nombreux égyptiens préfereront toujours rouler en voiture pour aller travailler (souvent du domicile au quartier d’affaires ou aux très nombreuses zones industrielles qui ceinturent Le Caire) du fait de la dangerosité du transport ferroviaire. Concernant les transports intra-cités, le covoiturage peut apparaître comme une réelle solution pour les nombreuses femmes qui refusent de prendre les transports en commun pour se déplacer en ville.

Notre conseil : BlaBlaCar devrait tenir compte des réalités locales en permettant la mise en place de trajets exclusivement réservés aux femmes (pourquoi pas avec un système de forfait pour les voyages en groupe sur les trajets récurrents). Pour bâtir du trust et de la confiance autour de la marque BlaBlaCar en Egypte, il faut également penser à une stratégie d’évangélisation directement sur Facebook et les réseaux sociaux : les potentiels voyageurs préférèront toujours voyager à des personnes faisant partie de leur cercle de connaissance comme le fait déjà Kartag. Le marché est difficile et un partenariat local semble indispensable. Mais comme pour le Nigeria, les opportunités sont très fortes : le pays est durement frappé par la crise, et l’argument économique (gagner de l’argent par le covoiturage) peut facilement convaincre. ==> StartupBRICS GoIndex : 6/10
Dossier réalisé par Arnaud – StartupBRICS expert – Asie (Depuis Chennai),

Aydin – StartupBRICS expert – Amérique latine (depuis Rio),

Samir – Startup BRICS expert – Afrique, MENA, Russie (depuis Dakar & Bamako)

 

About StartupBRICS

Fondé au début de l'été 2013, StartupBRICS est le 1er blog en français 100% dédié à l’actualité Startup, Tech et Innovation des BRICS et des pays émergents, fondé en 2013. Qu’il s’agisse de mettre en avant les futurs pôles d’innovation qui percent en Russie ou en Afrique, de promouvoir les opportunités business dans le e-commerce en Chine ou en Indonésie ou encore de faire connaître les dernières success stories du web en Inde ou au Brésil, StartupBRICS vise à fournir aux décideurs économiques français et francophones actus, éclairages et analyses sur le potentiel numérique des futurs champions économiques de demain.

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