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#Inde : Sundar Pichai, CEO de Google, la victoire d’une nation et de sa diaspora. Pourquoi et comment ?

Un indien à la tête du géant américain Google, symbole mondial et incontesté de l’innovation. Cela ne surprend (presque) plus personne. Et pourtant. Que de chemin parcouru. Par Sundar Pichai lui-même, né dans une famille de la classe moyenne de Chennai mais aussi et presque surtout par les indiens et la diaspora Tech indienne installé de longue date dans la Silicon Valley. Découvrez comment et pourquoi un indien (plutôt qu’un américain, un chinois ou un français) a pu arriver au sommet de Google dans cette analyse ci-dessous (réalisée avec l’outil Bunkr, le power-point killer !). 

Né a Chennai, dans le sud de l’Inde, fils d’un ingénieur, Sundar Pichai a grandi, à proximité immédiate de là ou j’ai vécu ces deux dernieres années à la découverte des startups indiennes au coeur de la Silicon Valley indienne avec StartupBRICS. La capitale du Tamil Nadu, autrement appelée Madras, fait rimer subtilement tradition et innovation. Et Sundar Pichai lui-même a reçu une éducation tant familiale que scolaire typiquement indienne. Sundar Pichai est un fils de l’Inde, de sa culture, travailleuse et ambitieuse. Son succès dans la très sélective et auto-centrée Silicon Valley californienne dans laquelle je suis installé depuis 2 mois, est ainsi aussi celui d’une nation toute entière, dont il garde l’accent typique.

sundar pichai


Mais aussi spectaculaire et symbolique que soit la nomination de Sundar Pichai à la tête de Google, ceci n’est pas un accident. Toute proportions gardées, Sundar Pichai marche dans les pas (nombreux) d’indiens ayant réussi dans la Silicon Valley depuis plusieurs décennies. Et ce, pour de multiples raisons, même si cela n’a pas éte facile.
Parmi la première raison de ces succès individuels et collectifs, au-delà de la culture indienne, vient l’éducation. L’Inde a été pionnière dans la formation d’ingénieurs de pointe, y compris en ingénierie informatique, notamment avec la création des I.I.T. (Indian Institute of Technologie) beaucoup plus sélectives encore que les grandes écoles françaises voire que les fameuses et très courrues universités de l’Ivy league. Et ces I.I.T. ont aussi reçu le soutien et l’enseignement en retour d’anciens étudiants revenus au pays après leur expérience aux Etats-Unis. Sundar Pichai a étudié dans la plus ancienne I.I.T. du pays, au Nord-est de l’Inde.
Le décollage de la Silicon Valley fut largement alimentée par l’arrivée massive d’ingénieurs indiens hautement qualifiés. Ceux-ci ont d’ailleurs prouvé leurs valeurs au fil des décennies, si bien qu’aujourd’hui, un tiers des ingénieurs d’Apple sont indiens.
Mais certains membres de la diaspora indienne ont voulu être plus que de simples ingénieurs et aussi devenir entrepreneurs. Ces derniers ont décidé de se réunir et de s’entraider. C’est ainsi qu’est né le T.I.E. (The Indus Entrepreneurs), l’une des fédérations entrepreneuriales les plus puissantes au monde, et en particulier dans la Silicon Valley et bien entendu en Inde.
Petit a petit, les entrepreneurs indiens ont démontré qu’ils pouvaient aussi créer et gérer des entreprises de taille mondiale. Certains en ont aussi profité pour aller créer des entreprises en Inde et aujourd’hui la plupart des startups majeures en Inde sont devenues réalité sous l’impulsion d’indiens qui sont d’abord venus étudier et/ou travailler aux Etats-Unis.
La reconnaissance de cet esprit entrepreneurial, de ce savoir-faire managérial est ainsi couronnée par la nomination d’indiens à la tête de multinationales comme Pepsi Co, Mastercard et d’entreprises technologiques comme Adobe, Nokia, Microsoft et donc Google.
La diaspora indienne a énormément évolué et fait monter en gamme la destination « Inde » sur la shortlist des investisseurs internationaux. D’ailleurs, on peut dire que, si l’on reprend l’image des valorisation des start-ups, la diaspora indienne est plus importante que Google quand on sait que l’argent tranferé vers l’Inde par ces 27 millions d’indiens à travers le monde dépasse le chiffre d’affaires de Google, comme expliqué dans la présentation ci-dessous.

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About Arnaud Auger

StartupBRICS Activist, Arnaud a déjà déménagé une quinzaine de fois entre l’Europe, l’Afrique et l’Amérique avant de s’installer en Asie, dans la silicon valley indienne. Expert en marketing digital, il est l’auteur du livre « Facebook marketing » chez Pearson, élu dans le Top 5 des ouvrages business les plus influents en 2013 aux Hub Awards. Formé à HEC Paris et créateur de sa première startup à 22 ans, Arnaud est aussi un entrepreneur convaincu que le futur d’Internet se trouve dans les pays émergents, notamment grâce au développement du web mobile.

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